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Héberger sa visite virtuelle soi-même : ce qu’il faut, et le piège à connaître

Une visite virtuelle livrée en fichiers statiques s’héberge partout où l’on peut déposer un dossier : mutualisé, Netlify, GitHub Pages, un NAS. Elle n’a besoin ni de PHP, ni de base de données, ni de Node.

Mis à jour le 2026-08-17

Ce que contient le dossier livré

Vous recevez une archive ZIP. Dézippée, c’est un dossier ordinaire :

  • index.html — la visite elle-même, c’est le fichier à ouvrir.
  • app.js et vendor/ — le moteur 3D, embarqué. Aucune ressource distante : pas de CDN, pas de police Google, pas de script d’analyse.
  • tours/tour/ — vos panoramas, les cartes de profondeur, le plan, la maquette 3D et le fichier de configuration.
  • start-windows.bat, start-macos.command, start-linux.sh — les lanceurs pour ouvrir la visite en local.
  • edit.html, edit.js, serve.py, serve.php — l’éditeur réservé au propriétaire et son petit serveur local (voir plus bas : à supprimer avant mise en ligne si vous n’en voulez pas).
  • LISEZMOI.txt — le même mode d’emploi, dans le dossier.

Le seul vrai piège : le double-clic ne marche pas

Si vous double-cliquez sur index.html, vous obtiendrez une page vide ou figée. Ce n’est pas un défaut de la visite. Les navigateurs interdisent aux pages ouvertes depuis le disque (file://) de charger les fichiers voisins dont une application 3D a besoin. C’est une règle de sécurité, elle s’applique à tout le monde.

Deux façons d’ouvrir la visite, et les deux fonctionnent :

  1. En local : double-cliquez le lanceur de votre système (start-windows.bat, start-macos.command — clic droit puis « Ouvrir » la première fois sur macOS —, ou start-linux.sh). Il démarre un petit serveur local et ouvre la visite sur http://localhost:8724/. Rien à installer : il utilise Python ou PHP, déjà présents sur la plupart des machines.
  2. En ligne : copiez le dossier tel quel sur votre hébergement et ouvrez l’adresse correspondante. Là, tout fonctionne normalement — c’est le cas d’usage prévu.

Si vous testez plusieurs visites

Toutes les visites locales s’ouvrent à la même adresse (localhost:8724). Fermez la fenêtre du serveur précédent avant d’en lancer une autre, et forcez le rechargement (Ctrl+Maj+R, Cmd+Maj+R sur Mac) : sinon le navigateur peut afficher des images restées en cache d’une autre visite.

Où l’héberger

La visite n’a besoin de rien : pas de PHP, pas de base de données, pas de Node, pas de moteur de rendu côté serveur. Un endroit capable de servir des fichiers suffit — ce qui veut dire à peu près partout.

OùCommentÀ savoir
Hébergement mutualisé (cPanel, Plesk, OVH…)FTP ou gestionnaire de fichiers, dans un sous-dossier du siteLe plus simple si vous avez déjà un site. Vérifiez le quota disque.
Netlify, Vercel, Cloudflare PagesGlisser-déposer le dossier, ou le connecter à un dépôtHTTPS et diffusion mondiale inclus. Attention aux limites de taille de l’offre gratuite.
GitHub PagesDéposer le dossier dans un dépôt, activer PagesGratuit, mais dépôt limité en taille : plutôt pour les petites visites.
NAS (Synology, QNAP) ou serveur localDossier partagé du serveur web intégréIdéal pour un usage interne ou une borne sur site, sans internet.
Stockage objet (S3, Scaleway, Backblaze…)Envoyer le dossier, activer le mode site statiqueÉconomique pour les grosses visites, à condition de servir en HTTPS.
Clé USB / disque, hors ligneCopier le dossier, utiliser le lanceurFonctionne sans aucune connexion : salon, rendez-vous client, borne.

Le poids à prévoir

C’est la seule contrainte réelle, et elle dépend du format d’origine — une visite issue d’un relevé complet transporte une maquette 3D plus riche qu’une visite issue de photos seules.

Format d’originePar point de vue30 points de vue130 points de vue
Panoramas 360° seuls≈ 1,3 Mo≈ 40 Mo≈ 170 Mo
Sauvegarde Visites-virtuelles≈ 1,8 Mo≈ 55 Mo≈ 235 Mo
Lien Visites-virtuelles ou hybride≈ 5,4 Mo≈ 160 Mo≈ 700 Mo

Ordres de grandeur mesurés sur des visites réelles. Le visiteur, lui, ne télécharge pas tout : les panoramas sont chargés au fur et à mesure du déplacement.

L’intégrer dans une page de votre site

Déposez le dossier, puis appelez-le dans un cadre. La visite est une page web ordinaire :

<iframe src="/visite-3d/index.html"
        style="width:100%; aspect-ratio:16/9; border:0"
        allowfullscreen
        title="Visite virtuelle 3D"></iframe>

Servez la page conteneur et la visite toutes deux en HTTPS : un cadre en http:// dans une page en https:// est bloqué par le navigateur. Et donnez au cadre une hauteur réelle — une visite 3D dans un cadre de 200 pixels de haut n’est pas utilisable.

Retirer l’éditeur avant la mise en ligne

Le dossier contient un mode édition réservé au propriétaire : il permet d’activer ou de masquer la vue « maison de poupée », le plan et les réglages couleur, de choisir la vue de départ, et de déplacer les panoramas extérieurs. Il ne s’utilise qu’en local, via le lanceur, sur http://localhost:8724/edit.html.

Un visiteur ne peut rien modifier, jamais : sur un hébergement web l’éditeur ne peut rien enregistrer, il propose seulement les fichiers modifiés en téléchargement. Si vous préférez qu’il ne soit pas publié du tout, supprimez avant l’envoi edit.html, edit.js, serve.py et serve.php : la visite continue de fonctionner sans eux.

Réglez la visite avant de la publier

Les choix faits dans l’éditeur (vue de départ, éléments affichés) sont enregistrés dans le dossier et suivent la visite une fois copiée en ligne. Faites-les en local, une bonne fois, puis publiez.

Téléchargez, et gardez une copie

Le service n’est pas un espace de stockage. Les fichiers d’un projet non payé sont supprimés 7 jours après l’émission du devis, et une visite livrée ne reste téléchargeable que quelques jours — le détail exact est dans la politique de conservation. Un e-mail de rappel part la veille de l’échéance, mais ne comptez pas dessus : téléchargez votre archive dès réception et rangez-la comme n’importe quel livrable, c’est elle votre exemplaire de référence.

Une fois l’archive en votre possession, plus rien ne dépend de nous. C’est tout l’intérêt du procédé — et c’est aussi pourquoi la sauvegarde vous incombe.

Questions fréquentes

Faut-il un serveur particulier pour héberger une visite virtuelle ?

Non. Une visite livrée en fichiers statiques ne demande ni PHP, ni base de données, ni Node : n’importe quel hébergement capable de servir des fichiers convient, y compris un mutualisé d’entrée de gamme, GitHub Pages ou un NAS.

Pourquoi la visite reste-t-elle noire quand j’ouvre index.html ?

Parce que le fichier a été ouvert par double-clic, depuis le disque. Les navigateurs interdisent aux pages en file:// de charger les fichiers voisins nécessaires à une application 3D. Utilisez le lanceur fourni pour l’ouvrir en local, ou déposez le dossier sur un hébergement.

Combien pèse une visite virtuelle 3D ?

Environ 1,3 Mo par point de vue pour une visite issue de panoramas 360° seuls, 1,8 Mo depuis une sauvegarde Visites-virtuelles, et jusqu’à 5,4 Mo en mode lien ou hybride. Soit à peu près 40 à 160 Mo pour trente points de vue.

Peut-on l’intégrer dans un site WordPress ?

Oui : déposez le dossier sur le même hébergement, puis appelez index.html dans une balise iframe depuis n’importe quelle page ou article. Aucune extension n’est nécessaire, et la page conteneur comme la visite doivent être servies en HTTPS.

La visite fonctionne-t-elle sans connexion internet ?

Oui, intégralement. Elle ne contient aucune ressource distante et aucun traceur : ouverte depuis un disque ou une clé USB avec le lanceur fourni, elle se comporte exactement comme en ligne.

Voir à quoi ressemble une visite livrée

Les démonstrations tournent avec le même moteur que les visites livrées, aux mêmes fichiers près. Ce que vous voyez est ce que vous recevrez.